Le statut de parahôtelier correspond, en France, à une activité de location de logements meublés assortie de prestations de services rendues « dans des conditions similaires à l’hôtellerie ». Il se distingue de la simple location meublée (LMP/LMNP) par la nature et le niveau des services proposés.
Relève de la parahôtellerie le propriétaire/exploitant qui :
met à disposition un logement meublé pour de courts séjours (en pratique, la doctrine TVA vise les séjours n’excédant pas 30 nuitées par client, même si un renouvellement est possible) ;
ET réalise, personnellement et directement, au moins 3 des 4 prestations suivantes, dans des conditions comparables à l’hôtellerie :
Les prestations doivent être réellement proposées et l’exploitant doit disposer des moyens nécessaires pour les assurer. Il n’est pas exigé qu’elles soient effectivement consommées par chaque client, mais leur proposition doit être démontrable (affichage, livret d’accueil, site internet, etc.).
Si les prestations sont réalisées par un exploitant locataire dans le cadre d’un bail commercial sans clause de recettes, le propriétaire reste un simple loueur meublé ; c’est l’exploitant qui est para-hôtelier.
Si les prestations sont réalisées par un tiers mandaté, sous la responsabilité du propriétaire (qui reste responsable vis-à-vis des clients), l’activité est qualifiée de parahôtellerie pour le propriétaire.
Les revenus de parahôtellerie relèvent des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).
Si l’activité est exercée à titre professionnel, il s’agit de BIC professionnels ; sinon, de BIC non professionnels.
TVA
La parahôtellerie est, en principe, soumise à la TVA (taux de 10 % pour les prestations d’hébergement assimilées à l’hôtellerie), dès lors que les conditions (3 prestations sur 4, conditions similaires à l’hôtellerie, séjours courts) sont remplies.
Lorsque les prestations hôtelières et la location sont assurées par des professionnels distincts, chacun sous sa propre responsabilité, la location meublée du propriétaire est en principe exonérée de TVA.
Plus-values en cas de cession de l’immeuble
Les immeubles affectés à une activité de parahôtellerie et inscrits à l’actif relèvent du régime des plus-values professionnelles (et non des plus-values immobilières des particuliers).
La plus-value est calculée par différence entre le prix de cession et la valeur nette comptable (tenant compte des amortissements).
Distinction entre :
Article 151 septies CGI (exonération liée au montant des recettes) :
Article 151 septies B CGI (abattement spécifique sur les plus-values immobilières professionnelles) :
Attention :
Si le propriétaire confie la gestion à un tiers (mandat, conciergerie, autre société) et n’a plus de participation personnelle, directe et continue à l’activité, il perd l’accès à l’exonération de l’article 151 septies.
En cas de changement de régime (parahôtellerie → location meublée non professionnelle), une cessation d’activité est en principe recommandée :
À défaut de cessation, la cession ultérieure du bien impose d’appliquer la théorie des biens migrants avec deux plus-values (une professionnelle pour la période para-hôtelière, une immobilière des particuliers pour la période LMNP).
Si la parahôtellerie est exercée à titre non professionnel :
Tous les schémas présentés ne doivent pas être réalisés dans un but principalement ou uniquement fiscal et doivent être impérativement validés par vos conseillers habituels.
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